22Feb

#Soloeotop affirme que la monoparentalité n’est pas un échec, mais une traversée puissante et légitime. Dans #Soloeotop – Vivre sa monoparentalité en restant dans son essence et sa puissance, Amina Nsenga propose une lecture transformative de la monoparentalité. Loin d’un récit de souffrance, le livre redonne légitimité et puissance aux parents solos, à travers analyses, exercices et témoignages. Parmi eux, la voix de Kem Asani dénonce l’hypocrisie sociale et l’héritage patriarcal qui continuent de stigmatiser les mères seules. Son regard dépasse le clivage des sexes et invite à repenser le féminin et le masculin comme des principes complémentaires. Un ouvrage qui transforme la monoparentalité en miroir de nos contradictions sociales et en chemin de reconnexion identitaire.

Un témoignage fort au cœur du livre #Soloeotop d'Amina Nsenga

Un livre né d'une nécessité

Il y a des livres qui naissent d'une urgence intérieure. #Soloeotop Vivre sa monoparentalité en restant dans son essence et sa puissance est de ceux-là. Amina Nsenga, formatrice, Change Manager et experte en Reconnexion Identitaire, n'a pas écrit ce livre pour raconter une souffrance. Elle l'a écrit pour nommer une réalité trop longtemps invisibilisée, mal comprise, mal représentée. Celle de millions de parents qui élèvent seuls leurs enfants, non pas comme des naufragés mais comme des êtres debout, entiers, puissants.

Son expertise en transformation, en accompagnement du changement et en reconnexion identitaire donne au livre une dimension rare et profondément humaine. Car derrière chaque parent solo, il y a un être qui doit se retrouver lui-même. Reconstruire son identité. Réapprendre à exister en dehors des cases que la société lui a assignées. C'est précisément ce chemin qu'Amina Nsenga accompagne dans sa pratique professionnelle comme dans ces pages.

Structuré en trois grandes parties Revenir à l'essence, La traversée, et Monoparentalité & contextes difficiles le livre ne se contente pas d'analyser. Il accompagne. À travers des regards croisés, des exercices interactifs et des témoignages de terrain, Amina Nsenga construit un espace rare : celui où le parent solo se reconnaît enfin légitime.

Ce qui distingue #Soloeotop des autres ouvrages sur le sujet, c'est précisément cette volonté de couvrir tous les visages de la monoparentalité. Séparation, deuil, choix assumé, migration, handicap, père solo, enfant de parent solo toutes les réalités ont leur place. Toutes les voix méritent d'être entendues.

C'est dans cet esprit qu'Amina Nsenga a ouvert le livre aux témoignages extérieurs. Et parmi eux, celui de Kem Asani.

Il y a des paroles qui dérangent parce qu'elles disent vrai. 

Celles de cet homme en font partie. 

Dans son témoignage adressé au projet  #Soloeotop, il ne se contente pas de raconter une expérience personnelle. Il pose un diagnostic. Lucide, tranchant, sans concession. Celui d'un système social qui continue de lire la monoparentalité comme un échec là où elle est souvent, avant tout, une traversée.

Le masque de la tolérance

Ce que monsieur Asani pointe en premier, c'est l'hypocrisie. Celle d'une société qui prône l'inclusion dans l'espace public tout en perpétuant dans le privé des jugements hérités d'un autre temps. Le parent solo et particulièrement la femme seule  devient le réceptacle de toutes les angoisses collectives autour du modèle familial. On lui demande de se justifier. De prouver qu'elle n'est pas un danger pour ses enfants. De démontrer qu'elle n'a pas échoué.

Cette injonction silencieuse mais permanente, Kem la nomme avec précision : c'est un mensonge internalisé, devenu la vraie face de nos rapports sociaux.

Un héritage patriarcal qui creuse le fossé.

Son témoignage va plus loin que le simple constat. Il remonte aux racines. Le regard porté sur les femmes seules, sur les mères solos, sur celles qui sortent du cadre, n'est pas une anomalie c'est le produit d'un système construit sur des siècles de domination masculine. Un système qui, comme il le dit, donne encore aujourd'hui aux hommes le droit d'évaluer, de juger et d'impacter la liberté des femmes. 

Ce n'est pas une posture militante. C'est une observation structurelle qui rejoint les travaux des plus grandes voix féministes contemporaines.

Le féminin et le masculin : au-delà de la guerre des sexes

Là où le témoignage de Mr Asani prend une dimension particulièrement originale, c'est dans sa lecture du rapport entre féminin et masculin. Il refuse l'opposition. Il refuse Vénus contre Mars. Pour lui, le féminin et le masculin ne sont pas deux camps ennemis mais deux principes constitutifs de tout être humain. Et c'est précisément l'incapacité à comprendre cette complémentarité entretenue par des programmes culturels profondément ancrés qui maintient les individus dans un rapport de consommation de l'autre plutôt que de rencontre véritable.

Cette lecture est rare. Elle dépasse le débat de genre pour toucher quelque chose d'universel et d'intime à la fois.

Une voix nécessaire

Le témoignage de Kem Asani rappelle que la monoparentalité n'est pas seulement une question de logistique quotidienne ou d'aide sociale. Elle est le miroir d'une société qui n'a pas encore résolu ses contradictions les plus profondes autour du genre, de la famille et de la liberté individuelle. 
Dans le cadre du livre #Soloeotop, sa voix expose l’essentiel : la preuve que cette conversation dépasse les femmes, dépasse les mères, et concerne chacun d'entre nous.

Parce que comprendre la monoparentalité, c'est comprendre dans quel monde on vit vraiment.

24Jun

"Kamissa", réalisé par Guy Kalou en 2018, est un film ivoirien poignant qui dépeint le parcours d'une adolescente victime d’abus et confrontée à une grossesse précoce. À travers cette fiction réaliste, le film dénonce l'abandon, le rejet social, le décrochage scolaire et l'injustice subie par de nombreuses jeunes filles. Outil de sensibilisation projeté dans les écoles, Kamissa est salué comme une œuvre sociale et éducative majeure, appelant à une prise de conscience collective sur la condition des adolescentes en Afrique.

Par LeafaMagazine – Culture & Société | Côte d’Ivoire

En 2018, le réalisateur Guy Kalou bouleversait le paysage cinématographique ivoirien avec un long métrage puissant et engagé : "Kamissa". Plus qu’un simple film, Kamissa est un miroir tendu à la société, une œuvre qui donne la parole à toutes ces jeunes filles confrontées trop tôt à la maternité, à l’abandon, et à l’injustice d’un monde qui les juge sans les comprendre.

Une fiction au réalisme poignant

Dans Kamissa, Guy Kalou raconte l’histoire d’une adolescente tombée enceinte suite à un abus. Son quotidien bascule : rejet familial, abandon scolaire, précarité, solitude… Ce récit, malheureusement trop courant en Côte d’Ivoire et dans bien d’autres pays africains, est mis en scène avec une sensibilité rare. Le film ne cherche pas à choquer, mais à réveiller.

Un message social fort

Le film Kamissa aborde frontalement des sujets souvent tabous : Les grossesses précoces
L’absence de protection juridique des mineures victimes d’abus
Le jugement social porté sur les jeunes mères Le décrochage scolaire et ses conséquences dramatiques
Guy Kalou invite ici les parents, les enseignants, les décideurs politiques et la société civile à repenser leur rapport à la jeunesse féminine, trop souvent laissée seule face à des épreuves qu’elle n’a pas choisies.

Éducation & sensibilisation par le cinéma

Ce film a été projeté dans plusieurs écoles et centres culturels, accompagné de débats et de campagnes de sensibilisation. Il est devenu un outil pédagogique pour lutter contre les grossesses précoces et promouvoir les droits des filles.
Kamissa, un film nécessaire dans une société où le cinéma peut être divertissement mais aussi engagement, Kamissa s’impose comme une œuvre sociale, pédagogique et politique. Elle ouvre la voie à un dialogue national sur la condition des adolescentes en Afrique, et sur la responsabilité collective de les protéger.

LeafaMagazine salue le courage de Guy Kalou et de son équipe, ainsi que la force de ces jeunes filles qui, comme Kamissa, survivent, se relèvent… et inspirent.



26Apr

Elles se relèvent, ensemble. À Ochola Gallery, des mamans solos issues d’Afrique et d’Europe ont partagé leur force et leur vérité. Madame Didi, figure de résilience après les violences conjugales, a inspiré par son courage. La Mamy Internationale, Reine sur son trône, rappelle qu’une maman solo reste garante de son royaume : sa famille. Amina Nsenga a parlé d’espoir, Latifa Ait-Baala de réconciliation. Ces femmes ne subissent plus, elles construisent. Mamans Soloeotop, c’est la dignité en mouvement.

Dans l’intimité de l’espace Ochola Gallery, en présence de la Marraine Europe de la JMPS (Journée Mondiale du Parent Solo) Madame Latifa Ait-Baala, une poignée de femmes venues de divers horizons ont redonné sens aux mots “résilience” et “puissance collective”. Un rendez-vous rare, où la vulnérabilité devient force, et la solitude, un chemin vers soi.

C’est dans un écrin discret, empreint d’histoire et de symboles, que s’est tenue une soirée pas comme les autres. Loin du bruit, au cœur d’Ochola Gallery – lieu emblématique qui avait accueilli en 2018 l’inauguration de Mamans Soloeotop ASBL – des femmes issues d’Italie, d’Algérie, du Cameroun, du Maroc et du Togo ont pris la parole. Elles ont raconté leurs parcours, leurs chutes, leurs relèvements, leurs victoires.

Portée par le concept de l'esprit Reine d’Afrique, cette rencontre s’est articulée autour de trois mots clés : ActionRéactionSolution. Ces mères, devenues seules garantes du bien-être de leurs enfants, ont partagé avec émotion leurs success stories. Des récits traversés par des thématiques fortes : accès au logement, violences systémiques, migration, reconstruction, et surtout, propriété. L’une d’elles l’a dit simplement, mais puissamment :

J’ai eu le courage d’acheter pour ne plus vivre dans la peur d’être mise à la porte ou de subir des conditions de vie indignes.”

Ces voix se sont élevées avec la bienveillance de la Mamy Internationale du réseau et de Madame Didi, modèle de résilience et de continuité.

Amina Nsenga, figure centrale de Mamans Soloeotop, a elle aussi livré un message fort : apprendre à devenir sa meilleure amie, à faire de la solitude une zone de confort, et à ne jamais oublier qu’on peut célébrer même les petites réussites, tout en travaillant à transformer ce qui doit l’être.

Un rappel essentiel dans une société où, encore trop souvent, la femme seule avec enfants est jugée, mise à l’écart, invisibilisée

En Afrique, certaines traditions ont façonné une réalité peu dite : la monoparentalité peut naître au sein même du mariage. Dans les villages, la royauté reconnaît ces femmes déchues du confort conjugal, non comme des laissées-pour-compte, mais comme des Reines debout. Elles accompagnent seules leur lignée, gardent le foyer, et avancent avec une dignité que rien ne détrône.

Focus Intervenante : Latifa Ait-Baala, voix de la réconciliation intérieure

La sororité, vecteur de paix, est aussi une machine redoutable : elle stoppe net les silences, brise les chaînes de l’isolement et répond au dénigrement systémique fait aux femmes. Face à une société qui tente de les fragiliser, les diviser ou les faire taire, la sororité les rassemble, les élève et les rend inarrêtables.

À l’heure où la femme est parfois sa propre ennemie, minée par les injonctions sociales, les rivalités imposées et les blessures invisibles, Latifa Aït-Baala apportera aux participantes un message essentiel. Elle rappellera qu’avant de s’unir aux autres, il faut se choisir soi. 

Elle incarne cette sororité consciente, capable de transformer la douleur en puissance et l’isolement en lien. Son intervention sera un appel vibrant à la réconciliation intérieure, au soutien entre femmes, et à la création de cercles de confiance solides et guérisseurs.

À l'agenda!

La prochaine rencontre aura lieu en juillet, dans un lieu encore tenu secret. En attendant, un autre rendez-vous est donné le 1er mai à l’Espace Ochola, pour une nouvelle célébration de la culture, ArtPéro avec comme invitée d'honneur Madame Fatoumata Fathy Sidibé.